Le lendemain matin, toute l’académie se leva à 5h30 afin de se préparer pour les cours commençant très bientôt. Comme à l’accoutumé, certains avaient du mal, d’autres étaient parfaitement réveillés, usés par l’habitude.

Puis, à 6h, tout le monde entra en cours, c’était celui d’Ichito, cette fois, il avait été « gentil » et n’avait fait faire que quelques exercices d’assouplissement. Nous vîmes diverses personnes dans de bien étranges positions que seuls les contorsionnistes peuvent se permettre de faire.

A la fin de ces exercices, les élèves partirent prendre le petit déjeuné à 8h. Il se déroula sans encombre.

A la fin du modeste repas, à savoir des céréales dans des caisses qu’il fallait briser par la force, la classe se rendit en cours de physique et chimie avec Tampopo, qui était toujours là, contrairement à l’année passée, certains avait eu le temps, avant le cours, de se changer, de passer de vêtement de sport à vêtement habituel, profitant de ces derniers moments sans uniformes. Ainsi, à 8h30, on assistait au cours de chimie, la jeune prof continuait son cours là où elle l’avait laissé la dernière fois et disait bref résumé des années précédentes dans la matière, elle expliqua très bien, même les quiches avaient compris.

A la fin des deux heures de cours, qui bizarrement, n’as pas eu un seul empoisonné ni de personne sous les effets de gaz hallucinogène, tout le monde sortit et fila pour le prochain cours, celui de mathématique et théorie, avec Lara, prof perverse ne jurant que par la célébrissime revue pour adulte au nom tout aussi sombre que son contenu. Bref, le cours de math se passa très lentement, il y avait juste une vingtaine d’exercice à faire dont la prof n’allait pas que donner un polycopié de la correction vu les récentes pressions, tous s’acharnaient à la faire, car il fallait que tout soit fait dans les temps sinon gare à l’heure de retenue où il fallait … Mieux vaut ne pas savoir. Seul(e) Kimin se permit de dormir pendant le cours, ce qui était normal car ielle avait fini tout les exercices durant la première demi-heure.

Après ces hardis exercices, tous le monde fila à la pause de midi, il était donc 12h30, certains allèrent manger en ville, étant donné que le temps libre durait 1h30 et que le vendredi était le seul jour où l’on pouvait sortir dehors à midi, d’autre, mangèrent à la cantine, et en ce dernier jour de semaine, les repas étaient plus copieux.

Malheureusement, la majorité est partie dehors, seuls étaient restés Tamiku avec la compagnie de Maxime et Lukas, Ari ainsi que Tiphanie qui ne pouvait pas se permettre de sortir et d’autre pensionnaires jamais mentionnés.

Tandis qu’ils se régalaient d’un délicieux pot au feu, les autres, prêt à dépenser leur « fortune » pour manger dehors se promenaient dans la rue commerçante, possédant notamment de nombreux restaurant. Le groupe des emo était dans un petit restaurant familial, où ils mangèrent des plats simples, mais succulents. Ils discutèrent de tout et de rien. Le nom de « Katsura » arriva aux oreilles de quelqu’un, cette personne n’est d’autre que Daniel qui écoutait leur discussion, non seulement il se restaurait au même établissement, ce qui n’était pas par hasard, étant donné qu’il voulait observer l’entourage de Tamiku en dehors de la « famille », donc pourquoi ne pas commencer avec des gens que Tamiku ne côtoie que pendant les cours et dont il n’a aucune affinité avec ? 8’D

Le jeune homme, intrigué, écouta attentivement, il comprit que la naine en bleu avait lu le nom de l’auteur du manga qu’elle tenait dans ses mains, il reconnu de suite la couverture : son shojo préféré ! Le manga était donc de Kazuko Katsura … Et il se souvint immédiatement d’un gros détail : c’est sa fille qu’il recherche … Il se plaqua immédiatement contre le paravent qui le séparait du groupe de jeune qui essaye de faire « genre » avec leur style vestimentaire, pour écouter la suite de la discussion, toujours par ce qu’il est intéressé par l’avis de ces gamins sur le manga …

Didi : N’empêche il est trop bien ce manga, dommage que ce n’est qu’un one shot ><

Hiba : On peut rien y faire, mais c’est une Bible ce truc \o/

Oshi : Oh mais voyons Hiba, c’est évident que ce manga est une bible ! Un jour j’en ferais même mieux, c’est de famille!

Daniel n’en croyait pas ses oreilles, quoi ? Cette gamine était super arrogante ! Puis il retourna la phrase dans sa tête, de famille ? C’était donc la fille ? Non … Il ne pourrait pas la trouver si facilement comme ça ? Il faut croire que si. Il finit rapidement son assiette et demande l’addition, il la paya sans même attendre sa monnaie et sortit en vitesse, les apprentis ninja le remarquèrent, mais n’y accorda pas d’importance ils se dirent seulement qu’il devait être très pressé, après où, nul d’eux ne savait.

Le châtain courra à toute allure vers la planque, puis s’arrêta net : il devait au moins demander à Tamiku des explications, il était évident pour lui qu’il avait découvert l’identité de la jeune fille. Il regarda l’heure sur l’horloge du parc où il se trouvait en face de lui, il était 12h50, il y avait donc un peu de temps pour parler avec le blond. Il continua sa route en marchant rapidement et longea la rivière et finit par arriver devant l’école, il entra discrètement, bien qu’il n’y avait personne, et rechercha Tamiku de l’extérieur, ce qu’il arriva à faire, il était dans le jardin à la périphérie des dortoirs, il l’interpella en lui jetant un petit caillou, car il voulait le faire en toute discrétion et surtout car il était avec d’autre personne. Le mangeur de cupcake reçut le caillou et était sur le point de gueuler quand il vit un visage, il le reconnu immédiatement et prit congé de ses camarades, et alla en direction du lanceur de caillou.

Tamiku : Dieuse ! Mais qu’est ce que tu fais là ?

Daniel : Je suis sous couverture, baisse un peu le volume, de puis j’ai un faux nom actuellement, mais là n’est pas la question. Je viens pour te parler, et c’est à propos de quelque chose de très sérieux … Si tu vois ce que je veux dire …

Tamiku comprit ce que voulait dire Dieuse, et déglutit, le châtain le prit par le bras pour sortir de l’académie, et aller au bord de la rivière, où il n’y a personne. Pendant ce court trajet, il pensa à plusieurs hypothèses, mais il savait définitivement qu’il était au courant pour Oshina, rien qu’à l’attitude de l’ainé.

Tamiku : Alors … Donc ?

Daniel : Ne fais pas semblant, cette fille là, avec une mèche orange à dit un truc du genre « c’est de famille » en mentionnant plus tôt la femme … C’est bien sa fille ?

Tamiku réfléchit à toute vitesse, Daniel ne savait donc toujours pas réellement l’identité d’Oshina … S’il pouvait au moins s’assurer qu’Oshina avait bien cette valise…

Tamiku : O-Oui … Mais en faite, je ne sais plus trop que penser, elle n’a rien fait, c’est une innocente … Et il semble qu’elle n’a jamais été en contact avec lui …

Daniel : Je le sais aussi, mais je suis sûr que le boss ne lui ferra rien, il va juste détruire les preuves … Juste ça …

Tamiku : Non, non, je suis sûr qu’il va faire encore quelque chose de mal …

Daniel : Je t’assure que non, on doit le dire, c’est soit elle, soit nous … Tu veux retourner de là d’où nous venons ? Tu veux retourner dans cette vie ?

Le blond se figea, de nombreux souvenirs revinrent au garçon, il y était envahi par ses émotions, cependant le sentiment de culpabilité probable qu’il aurait s’il dénonçait Oshina le remis les idées en ordre

Tamiku : Bien sûr que non … Mais au moins, laisse moi m’assurer qu’elle ait bien cette valise ou même qu’elle connait son existence, je la prendrais dans tous les cas. Je t’en pris …

Daniel : Je ne sais pas si je peux te promettre ça, ou alors essaye de faire vite …

Le subordonné du mafieux partit, laissant seul le fils de son chef qui restait planter sur place. Après quelques instants, il retourna à l’institution, mais il n’alla pas en cours, il s’était installé dans son petit coin pour penser, mais cette fois, ce n’était pas pour faire le point, c’était pour penser à ce qui allait arriver à Oshi, mais aussi à ce qu’il pourrait faire pour sauver la jeune fille : dénoncer son père à la police, seulement, il ne pouvait se résoudre à faire ça, son « père » est tout pour lui, du moins, il a été son sauveur d’une vie odieuse et dépravée.

Puis lui vint l’idée de fouiller dans la chambre d’Oshina, pour trouver un quelconque indice ou carrément le dossier. Ce qu’il fit aussitôt, pendant 2 heures, il fouilla de font en comble, pour se demander si Oshina avait même des papiers administratif … Puis une autre illumination se fit, peut-être que chez elle, le squat aménagé, contenait d’autre chose. Et il partit chercher après avoir crocheté les serrures de la maison, mais ce qui conclu à un effort inutile, il n’y avait vraiment rien.

Quelques heure plus tout, du côté de ceux qui ne séchaient pas, tous ses camarades de classe étaient en cours de sport « classique » avec Aleksander, le prof pervers n°1, enfin, c’était avant. Cette journée là, le sport à pratiquer était le basket, on sépara la classe en fonction des niveaux, de façon à que chaque équipe soit équitable, et le match commença. Hibari et Maxime étant dans chacune des équipes adverses, ils étaient en grande rivalité et jouaient perso, les autres étaient juste là pour décorer. A la fin du cours, les deux idiots de service étaient épuisés tandis que les autres tous frais sans avoir fait le moindre effort. Personne ne remarquait l’absence du mec au bandeau rouge dans toute l’excitation qu’avait provoqué la séance de basket.

Il était à présent 15h30, le seul réconfort dans cette école, c’était que les cours se finissaient tôt le vendredi …

Après le cours de sport, tous filèrent dans les dortoirs pour se doucher, sauf certain qui n’ont pas versé une seule goute de sueur, et se changer. La troupe était toute contente et profitait de l’après midi en allant jouer dans la « salle d’activité », oui, personne ne savait l’existence de cette salle à par ceux qui ont fait l’année préparatoire. Et ces derniers gardaient la salle pour eux tous seul mais suite à une partie de cache-cache, tout le monde connaissait l’existence de cette salle.

Dans cette salle il n’y avait pas de piège ni d’installations étranges, juste des canapés, des tables avec leurs chaises, aussi une petite télé avec le câble et des jeux de société. Aujourd’hui passait un film à 16h des plus passionnant, avant cette horaire on avait fait diverse chose : on avait mis au devant un gros matelas devant la télé, encadré par le plus large sofa disponible à l’arrière et d’autre sur les côté latéraux pour former un U, puis on avait fermé tout les volets, afin d’avoir une obscurité totale et on avait même préparé un beau stock de pop-corn.

Le film commença, Maxime, nonchalamment allongé de presque de tout son long sur un des divans latéraux remarqua un vide, entre de son bol de pop-corn et Lukas. Il entreprit de dire après une vague réflexion :

Maxime : Il est où Tamiku ?

Tous les autres : Chuuuut !

Le blond comprit que personne ne pouvait répondre à la question, il ne s’en posa pas plus et regarda le film avec un regard mou. A 17h40, le film se finit enfin, avec une fin des plus spectaculaire et annonçant que le deuxième volet du film serait diffusé à 20h. Tous notèrent dans un coin de leur esprit et filèrent, ne prenant pas la peine de ranger étant donné qu’ils allaient encore utiliser l’installation. Seuls quelque uns prirent la peine de passer le balai pour enlever les miettes de sucrerie du canapé matelas et sol.

Les adolescents s’occupèrent encore dans leur chambre, en attendant 19h, pour aller manger, vers les 18h30, on commença à s’activer pour se laver et se changer pour le pyjama. Et à 19h, tous se rendirent à la cantine où ils purent déguster un simple riz cantonnais et comme dessert une pomme, encore une fois.

Nina : Ce film était pas mal ! Je me demande ce qu’il se passe dans le deux avec Aslel :Q

Kimin : J’ai rien compris au film perso …

Oshi : C’est normal, tu as dormis dans le milieu du film, tu as tout raté D: !

Didi : Virnio a un rôle de ouf dans l’histoire quand même :° !

Hiba : Sérieux, le seul que j’aime, c’était Bastian rien que pour son nom qui était le moins chelou, et puis c’était l’ado star quoi *^*

Kira : Celui qui a fait Bastian a surement oublié de manger sa soupe, il interprète un gosse de 13ans, alors qu’il en a 25 quoi … :’D

Didi : Peut-être, mais il est trop BG *^*

Hiba : Ouais mais moi deux fois plus =°

Oshi : Mais quelle modestie :°

Hiba : Ouais mais attends, c’est un morv-

Il ne put pas en dire plus car l’arrivé fracassante de Tamiku dans la cantine avait fait une vague de silence dans la pièce. Le blond lâcha son plateau au dessus de la table où étaient installés Maxime, Lukas et Ari. Il semblait quelque peu énervé et mangeait rapidement.

Maxime : Y a quelque chose qui va pas ?

Lukas : Tu peux tout nous dire hein …

Le porteur de bandeau rouge de répondit pas.

Lukas : Tu nous écoutes ? *le touche*

Tamiku : *le repousse doucement mais froidement* Tout va bien …

Maxime : Tu es sûr ? T’as pas super l’air d’être dans ton assiette, sans vouloir faire un jeu de mot.

Tamiku : Oui, c’est juste une affaire de famille, c’est tout.

Maxime : Si tu le dis …

Le porteur de pull vert foncé rayé noir en guise de pyjama n’insista pas, il savait bien que dans la famille de Tamiku, rien n’était vraiment normal et il y avait souvent ce genre de moment où Tamiku était assez énervé à chaque retour de ses voyages chez sa famille.

Le repas se déroula en silence, un certain malaise pesait dans la salle suite à l’arrivé du blond. Quelques minutes avant le début du film, certains avaient apporté leur couverture pour pouvoir rester au chaud, d’autre des oreillers, pour pouvoir dormir, résultat, la petite pièce était remplie d’adolescents en pyjama sous une tonne de couverture agglutinés les uns au autres devant l’écran de télévision.

Tamiku, bien qu’il ait jeté un gros froid durant le repas, fit l’honneur de sa présence, en étant dans son charmant pyjama à motif de gâteau et sa peluche en forme de donnut en guise d’oreiller énorme. Il se fondait dans la masse de pyjama de mauvais gout : Nina arborait avec fierté une robe aux motifs tout aussi douteux que Tamiku, Maxime et son vieux jogging, Ari et son mini short rose en soie synthétique, Yuki et son accoutrement de gamine de 10ans, Hibari avec un vieux tee-shirt de comic et Kimin accompagné de sa tonne de pull ...

Pendant le film, chacun donnait son avis (en gueulant) sur telle ou telle scène, certain se plaignait du changement d’acteur, d’autre de la niaiserie et le reste du pot de pop corn vide … Tout le monde avait oublié la mini histoire avec notre blond masqué et la bonne ambiance régnait, la preuve : Hiba et Maxime n’ont pas essayé de se battre durant les pages de publicité qui duraient 5 minutes chacune D:

Le film se termina sur une note joyeuse, ce qui réconforta quelque peu les frustrés. Les élèves repartirent de leur chambre, en ayant bien prit soin de ranger (car oui, ils sont exemplaires) la salle et passer le balais et d’aérer la salle, qui en avait bien besoin.

Sur le chemin à ciel ouvert reliant les dortoirs au bâtiment principal, Oshina s’arrêta pour admirer la Lune. Ça lui rappelait de vielle nuit où elle vivait encore avec sa mère … Mais elle ne pu même pas commencer à avoir des pensées tristes qu’elle senti son meilleur ami lui sauter dessus.

Hiba : Tu fais quoi ? Fait froid si tu n’as pas remarqué !

Kimin : Hahaha, avec ma tonne de pull, rien ne peut me faire frissonner \o/

Didi : Peut-être, mais j’ai toujours froid moi ! On peut rentrer ?

Hiba : Tu viens avec nous Oshi ?

Oshi : Oui oui *petit sourire*